Si les zones humides sont des milieux à l’interface entre les milieux aquatiques et les milieux terrestres, et dans beaucoup de cas, entre les eaux superficielles et les nappes souterraines : les zones humides intègrent la Directive Cadre sur l’Eau au titre des zones protégées, des zones à préserver ou tout au moins des zones dont la présence est à considérer dans le cadre de tout projet de valorisation de l’espace par l’homme (valorisation écologique, urbaine, agricole, industrielle etc.).
Aujourd’hui l’approche des milieux par site d’intérêt patrimonial reste une approche des zones
humides légitime amenant à une intervention par l’intermédiaire des outils réglementaires.
En complément de cette approche, de nouvelles réflexions sont aujourd’hui engagées vers une
considération de ces espaces alors nommés « zones humides ordinaires » en tant que zones de
transition ; en tant que zones de refuges et véhicules d’espèces fondamentales pour l’équilibre
des hydro systèmes; en tant qu’infrastructure naturelle de l’eau dont la préservation,
l’amélioration de leur qualité et leur reconquête d’un peu de leur espace d’origine visent à
satisfaire le maintien et le regain de biodiversité et à la préservation de la ressource en eau pour
l’homme.
Ces réflexions s’inspirent consciencieusement de la philosophie « milieu » de la Directive Cadre
Européenne afin de ne pas « louper le coche » de la prise en compte des fonctions de ces espaces
: pour l’eau, le sol et les espèces autochtones qui en dépendent.
Un inventaire de zone humide et une délimitation préalable sur la base des critères « eau », « sols » et « végétation », représentent la base de toute démarche d’intervention en faveur des zones humides.
Ensuite vient l’étape qui consiste à mobiliser « les forces locales » en présence, sur la base d’un diagnostic multi thématique, inciter les acteurs concernés par les zones humides à apporter des réponses adaptées pour: